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Espace Axel

Oh humaine chaire



Ton corps sombres ne m’intéresse plus. Toi si belle, toi si enivrante, toi… si diable ! Ton corps ainsi désarticulé à mes pieds ne me fait ressentir que puanteur. Oh puissance démoniaque qu’est l’amour… Cette agressivité, cette possession te fait tenir devant moi, gisante, morte… Toi qui ne m’a jamais considéré que comme ton clown, ta paillasse… Tu es servante agenouillée dans ta mort.

Je t’ai aimé et je t’aime encore, c’est pour cette raison que tu devais mourir pour que je puisse m’unir à toi au moins une fois, même si cela n’est que dans la mort.

Tu es violette, tu as les yeux sortis de tes orbites… Tu es si laide… mais le corps, la beauté que tu chérissais tant est tellement absurde… un rien et notre nature profonde se révèle. Nous n’avons qu’un masque de peau, en dessous notre chaire trahie une laideur profonde. L’être humain est un film d’horreur caché… Une farce qui fait croire. Regarde, si je t’arrache ta si belle peau brune, tu serais horreur que l’on fuit et l’on dira de moi lorsque l’on retrouvera ton corps… Que je suis un fou. Un fou assassin, une bête féroce… Mais la vraie nature de ta beauté sera révélée… Toi qui te croyais si belle, tu n’es ni plus, ni moins qu’une boule de chaire qui est sorti un jour d’un orifice ensanglanté et qui part grise…

Pourquoi m’as-tu tant fait souffrir, pourquoi m’avoir ainsi manipulé… Le cœur est au diable, ce cœur que tu as gagné… Ne pouvait dire qu’une chose… Soit à moi ! L’attachement n’est pas le véritable amour. L’amour est le désintéressement… L’amour est la sensibilité désintéressée.

Comment t’appelé ? Un jour que je t’avais vu dansé… Chaque homme posé son regard sur tes fesses galbé, remuant dans une danse de sexe, un appel au viol, un appel à te prendre… Et tu souriais… Tu souriais…

Moi je pleure, je t’ai tué, je suis moins que rien… Je ne suis que cette enveloppe pleine de chaire, chaire rougi, qui pourri, qui s’éteints… …. …. Je remue cette main, je sers mes doigts, et je sens artère et articulation bouger… Je sens cette immondice que je ne vois pas mais que je veux enfin voir… nu !

…Mon sang coule, je te rejoins en ce lieu ou la chaire n’existe plus… Oh humaine chaire… Je te hais